Avoir une piscine et respecter l’environnement, c’est tout à fait compatible. À Saint-Rémy-de-Provence, où le soleil est généreux et l’eau précieuse, de plus en plus de propriétaires cherchent à profiter de leur bassin tout en réduisant leur empreinte écologique. Produits naturels, équipements économes en énergie, systèmes de recyclage de l’eau… les solutions existent, elles sont efficaces, et elles font souvent faire des économies. Ce guide vous présente les meilleures options pour une piscine plus verte.
SOMMAIRE
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Pourquoi repenser l'impact environnemental de sa piscine ?
Une piscine standard consomme en moyenne entre 50 et 80 m³ d’eau par an, auxquels s’ajoutent des produits chimiques, une pompe qui tourne plusieurs heures par jour et un chauffage énergivore. En Provence, où les étés sont chauds et l’eau se raréfie, cette réalité prend une dimension particulière.
La bonne nouvelle : les avancées technologiques de ces dernières années permettent de diviser par deux, voire par trois, l’impact environnemental d’une piscine — sans sacrifier le plaisir de la baignade.
Réduire la consommation d'eau : les bons réflexes
La couverture de piscine : le geste n°1
Couverture de piscine par © Abrisud
C’est la mesure la plus simple et la plus efficace. Une piscine non couverte perd jusqu’à 4 à 6 cm d’eau par semaine par évaporation en été, soit plusieurs milliers de litres par saison.
Couvrir sa piscine avec une bâche solaire ou une couverture isotherme permet de :
Avantages :
✅ Réduire l’évaporation jusqu’à 95 %
✅ Maintenir la température de l’eau (et donc réduire le chauffage)
✅ Limiter l’entrée de feuilles et de poussières (moins de produits chimiques nécessaires)
✅ Prolonger la saison de baignade
Bon à savoir :
En Provence, cela représente une économie de 3 à 6 m³ d’eau par mois en plein été.
Récupérer et recycler l'eau de pluie
L’eau de pluie peut être utilisée pour compléter le niveau du bassin ou alimenter le jardin autour de la piscine. Un système de récupération couplé à une cuve enterrée est une solution de plus en plus adoptée dans les constructions neuves à Saint-Rémy-de-Provence.
Bien gérer les contre-lavages
Le contre-lavage du filtre est nécessaire, mais souvent trop fréquent. Un filtre correctement dimensionné, nettoyé à bon rythme, consomme deux à trois fois moins d’eau qu’un filtre sous-dimensionné ou mal entretenu.
Des alternatives écologiques aux produits chimiques
Le traitement au sel : moins de chlore, même efficacité
Le système au sel (électrolyse saline) produit du chlore naturellement à partir du sel présent dans l’eau. Résultat : moins d’irritations pour les yeux et la peau, zéro bidon de chlore à manipuler, et une eau au pH plus stable.
L'oxygène actif et l'ozone
Ces deux traitements permettent de réduire drastiquement — parfois d’éliminer — le recours au chlore. L’ozonation désinfecte l’eau très efficacement sans résidu chimique. Elle est souvent associée à une faible dose de chlore pour maintenir la protection dans le bassin.
Les UV : une désinfection naturelle
Les lampes UV installées sur le circuit de filtration détruisent les bactéries et les algues sans aucun produit. Elles ne remplacent pas totalement le traitement chimique, mais permettent d’en réduire la dose de 30 à 50 %.
Les produits d'entretien biologiques
Il existe aujourd’hui des gammes d’entretien à base d’enzymes naturelles qui dégradent les matières organiques (crèmes solaires, sueur, feuilles…) sans polluer l’eau ni l’environnement. Ils sont biodégradables et sans danger pour les nappes phréatique.
Optimiser la consommation d'énergie de sa piscine
La pompe à vitesse variable : l'investissement rentable
La pompe de filtration est le plus gros poste de consommation électrique d’une piscine. Une pompe à vitesse variable consomme jusqu’à 80 % d’électricité en moins qu’une pompe classique, en adaptant sa vitesse aux besoins réels du bassin.
Sur une saison, l’économie peut dépasser 300 à 500 € — et l’investissement est amorti en 2 à 3 ans.
La pompe à chaleur air/eau : efficacité maximale
Pour chauffer l’eau, la pompe à chaleur est bien plus économique qu’une résistance électrique ou un chauffage au gaz. Elle produit 4 à 5 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommée. Couplée à un panneau solaire, elle peut fonctionner quasi gratuitement.
Retrouvez tous les conseils de la FFP sur leur article dédié : "Conseils pour une piscine économe en eau"
Les panneaux solaires thermiques
Spécialement conçus pour le chauffage de piscine, les capteurs solaires sont particulièrement adaptés au climat provençal. Avec plus de 300 jours de soleil par an à Saint-Rémy-de-Provence, un système solaire bien dimensionné peut assurer 70 à 100 % du chauffage de votre bassin sans aucun coût de fonctionnement.
Programmer intelligemment la filtration
La filtration n’a pas besoin de tourner en permanence. La règle de base : 1 heure de filtration pour 10°C de température de l’eau. Une programmation horaire intelligente, idéalement en heures creuses, permet de réduire la facture sans compromettre la qualité de l’eau.
La piscine naturelle : la solution 100 % écologique
Comment fonctionne une piscine naturelle ?
La piscine naturelle, aussi appelée piscine biologique, fonctionne sans aucun produit chimique. L’eau est filtrée et purifiée par des plantes aquatiques et des micro-organismes naturels, répartis dans une zone de lagunage séparée du bassin de baignade.
Le résultat : une eau cristalline, vivante, douce pour la peau — et un jardin aquatique d’une beauté remarquable.
Les avantages de la piscine naturelle
✅ Zéro produit chimique
✅ Très faible consommation électrique
✅ Entretien réduit (pas de dosage, pas de test chimique)
✅ Intégration paysagère exceptionnelle
✅ Eau agréable et non irritante
✅ Écosystème bénéfique pour la biodiversité locale
Est-elle adaptée à la Provence ?
Les piscines naturelles fonctionnent très bien dans les régions chaudes, à condition d’être correctement dimensionnées. La zone de lagunage doit représenter au minimum 50 % de la surface totale du bassin. À Saint-Rémy-de-Provence, des précautions sont à prendre pour éviter la prolifération d’algues en pleine canicule : ombrage partiel, brassage de l’eau, choix des plantes.
Bon à savoir :
Une piscine naturelle nécessite une conception dès le départ — elle ne s’improvise pas et doit être réalisée par un pisciniste expérimenté.
Vos questions
Une piscine écologique coûte-t-elle plus cher à construire ?
Pas nécessairement. Certaines options comme la couverture solaire ou le traitement au sel n’augmentent que légèrement le budget initial, et sont rapidement rentabilisées. Une piscine naturelle peut en revanche représenter un surcoût de 20 à 40 % par rapport à une piscine traditionnelle, compensé par des coûts de fonctionnement quasi nuls.
Peut-on transformer une piscine existante en piscine écologique ?
Oui, partiellement. Il est tout à fait possible d’installer une pompe à vitesse variable, de passer au traitement au sel, d’ajouter des panneaux solaires ou une bâche de couverture sur une piscine déjà construite. La transformation en piscine naturelle, en revanche, nécessite des travaux importants.
Le traitement au sel est-il vraiment sans chlore ?
Non, pas totalement. L’électrolyse saline produit du chlore naturellement à partir du sel — mais en quantité bien plus stable et maîtrisée qu’avec un traitement manuel. L’eau contient environ 5 fois moins de chlore libre qu’une piscine traitée classiquement, ce qui est bien moins irritant pour les yeux, la peau et les maillots de bain.
Les panneaux solaires suffisent-ils à chauffer ma piscine en Provence ?
En Provence, les panneaux solaires thermiques peuvent couvrir entre 70 et 100 % des besoins de chauffage d’une piscine entre avril et octobre. Pour les périodes plus fraîches, une pompe à chaleur d’appoint reste recommandée si vous souhaitez prolonger la saison.
Quel entretien pour une piscine naturelle ?
L’entretien d’une piscine naturelle est différent, mais pas forcément plus simple. Il faut surveiller la végétation (taille des plantes, évacuation des végétaux morts), entretenir la pompe de brassage, et parfois intervenir en cas d’excès d’algues. En revanche, zéro test chimique, zéro dosage de produits — ce qui représente une vraie simplicité au quotidien.
Peut-on combiner plusieurs solutions écologiques ?
Absolument, et c’est même recommandé. Une piscine équipée d’une couverture solaire, d’une pompe à vitesse variable, d’un traitement UV et de panneaux solaires thermiques peut voir son impact environnemental divisé par cinq, tout en réduisant les coûts annuels d’entretien de plusieurs centaines d’euros.